05.11.2008

Soeur Emmanuelle

Ce jour, et en ce moment même, il est tout juste 14 h, et nos chaînes de télévision nous retransmettent en direct une cérémonie religieuse en l’honneur de ce petit bout de femme, dont on dit d’elle : « Elle avait de la gouaille ».
Mais qui est-elle ? Sœur Emmanuelle tout simplement !  Elle vient donc de nous quitter à l’aube de ses 100 ans qu’elle aurait eus le 16 novembre prochain. 
Elle était tout simplement une religieuse parmi tant d’autres. Une femme qui, à 20 ans, consacre sa vie à Dieu. Dieu, son grand amour comme elle le dit. Après avoir travaillé 40 ans à enseigner, au moment de se reposer à 63 ans, elle décide de partir. Partir au Caire pour s’occuper de la misère, et quelle misère ! Aider tous ces pauvres hommes, femmes et enfants qui vivent sur des tas d’immondices, afin de récupérer des déchets leur permettant de survivre, voire de manger tout simplement.
Dans ce monde d’abondance pour les uns, et de grande misère pour d’autres, il est temps que toute l’humanité se ressaisisse. Il est temps que, même si la situation pour beaucoup est difficile aujourd’hui, nous nous soucions de ceux qui sont les plus démunis.
Beaucoup ont été des exemples  :  l’Abbé Pierre, son grand ami ; Mère Thérésa, pour ne citer qu’eux. Ces deux missionnaires nous ont indiqué la  voie à suivre, à savoir celle d’aider les plus démunis.
Même si elle est partie, elle sera toujours là parmi nous, et nous aussi essayons d’avoir cette gouaille qui fait bouger les choses, et ce pour le bien de l’humanité toute entière.

M. Morantin .

30.03.2007

Faut-il béatifier Jean-Paul II ?

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10.12.2006

Statue de Jean Paul II. Une histoire d’amitié

Article diffusé dans Le Télégramme signé Alain Le Bloas, le 10 décembre 2006 :


Ploërmel (56) inaugure, aujourd’hui, la statue qui a tant fait parler d’elle. Avant de rendre hommage à Jean Paul II, la ville a salué, hier, le sculpteur Zurab Tsereteli en baptisant de son nom l’ancienne place de la Gare au cours d’une petite fête intimiste, placée sous le signe de l’amitié.

Mais pourquoi diable Zurab Tsereteli, un artiste russo-géorgien mondialement reconnu, a-t-il fait don à une petite ville bretonne d’une œuvre qui, sur le marché, vaudrait une fortune ? « Ploërmel, la petite ville qui prend place parmi les grandes cités dotées d’une sculpture de Tsereteli », a résumé le maire Paul Anselin, en citant Moscou, avec sa statue de De Gaulle, inaugurée par Jacques Chirac; New York, avec son monument à la mémoire du 11-Septembre, inauguré par Bill Clinton et Georges Bush; et Tel-Aviv avec l’œuvre poignante évoquant l’Holocauste. Et ce n’est pas tout : on parle d’une autre statue, qui ferait de Ploërmel, la seule petite ville à en posséder deux. Zurab Tsereteli n’est pas contre : « J’ai compris le maire, il en voudrait une autre », lance-t-il en riant. Un hommage à qui ? « J’aimerais que ce soit un autre saint, fort présent dans votre ville ».

Née au Quai d’Orsay
Moscou, New York, Tel-Aviv et... Ploërmel, riant chef-lieu de canton de 9.200 âmes. Cherchez l’erreur ? « Il n’y en a pas, c’est simplement le cadeau absolument invraisemblable qu’un grand artiste nous a fait par amitié », répond le maire. « C’est cela, l’amitié, ce n’est pas autre chose, c’est la générosité de l’âme russe et géorgienne, et ça n’a rien à voir avec les inventions ridicules qui courent sur le sujet ». Ces « inventions ridicules », portées par le mystère qui entourerait Zurad Tsereteli, à qui l’on prête un passé d’homme d’affaires proche des pouvoirs de son pays, Paul Anselin veut leur tordre le cou en racontant une histoire d’hommes et d’amitié. D’abord, voici une dizaine d’années, il y a eu Gotcha Tchegovadzé, ambassadeur de Géorgie à Paris. Paul Anselin, qui était alors au cabinet du ministre des Affaires étrangères Hervé de Charette, a eu l’occasion de travailler avec lui. De leurs relations professionnelles est née une sympathie qui s’est transformée en une solide amitié.

L’idée lancée comme un défi
Et puis, un beau jour, l’ambassadeur fait part au Ploërmelais des déboires administratifs de la fille d’un compatriote et ami proche, une affaire de visa de tourisme vite réglée en un coup de fil. Un service rendu qui vaut à Paul Anselin de faire connaissance avec l’ami en question, qui se trouve être un artiste de renommée mondiale. Là aussi naissent une sympathie et l’idée d’une statue. « C’est venu un soir dans la conversation, comme un défi que j’ai lancé pour la blague, mais c’est un défi qu’il a relevé, vous voyez, c’est tout simple », confie le maire. Quant aux « affaires, » il les balaie d’un haussement d’épaules. « J’ai visité son atelier, j’ai vu son musée, il compte 6.000 œuvres, principalement de peintures, j’ai vu les gens venir acheter, très cher. » Sa fortune ? « Son art, son talent, son succès, pas la peine d’aller chercher ailleurs ».


Un débat pendant l’inauguration
Pendant qu’à Ploërmel, Paul Anselin inaugurera cet après-midi, en grandes pompes, sa statue de Jean Paul II, les opposants à son installation sur une place publique organisent un rassemblement-débat, prévu à 15 h, au foyer municipal d’Augan. Une délocalisation souhaitée par les membres du collectif afin de ne pas être « dans la provocation ». « Mais notre colère est tout de même bien là et nous voulons qu’elle soit entendue », explique Marylène Guillaume, l’une des membres du collectif. « Ce rassemblement sera l’occasion de se réunir sous forme de débat, d’exposition, d’expression de soutiens nationaux et de citoyens qui refusent l’installation du monument en demandant le respect de la loi de 1905 ».


Une philosophie du don
Qui vous a séduit dans le projet ploërmelais, Jean Paul II ou Paul Anselin ? Les deux. Jean Paul II, c’est une formidable personnalité qui a marqué l’histoire de son siècle, c’était un homme de paix. Quant à Paul, c’est mon ami.
Quelle est la sculpture majeure de votre œuvre ? Le monument de la Victoire, à Moscou. C’est le plus grand du monde avec 141,80 m de bronze. Dix centimètres pour chaque jour de guerre. Elle a duré 1.418 jours.
Avez-vous fait don de beaucoup d’œuvres et dans quel but ? Oui, j’ai créé plus de 70 œuvres monumentales, que j’ai offertes dans la plupart des cas. Il y en a eu une de vendue récemment chez Sotheby’s, mais c’est un fait rare. J’ai été éduqué dans une philosophie qui veut que, si tu es en situation de créer quelque chose qui reflète la bonté et la paix, tu ne prends pas d’honoraires parce que c’est mal de mêler l’argent à ce à quoi l’on croit.
Vous êtes un artiste reconnu, vous sentez-vous également homme d’affaires ? Un homme d’affaires ? Non, certainement pas ! Tout ce qu’on peut dire est faux, sauf si on considère que le fait de créer des œuvres qui partent dans le monde entier se résume à du commerce international.