10.10.2008

Baisse des prix de l'immobilier : bonne ou mauvaise nouvelle

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19.03.2008

Prêt immobilier. Combien remboursez-vous ?

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05.03.2008

Logement. Les aides publiques doivent-elles être concentrées sur les familles à revenus modestes ?

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17.01.2007

Messieurs les propriétaires, merci

je comprends qu,il y ais tant de sdf :pour louer une maison il faut avoir un salaire equivalent a 2 mois de loyer  plus un cautionneur qui lui doit avoir un salaire equivalent a 3 loyers et les loyers ont fortement augmentè ;alors messieurs les proprietaires MERCI

Marcel, Lanvellec

26.11.2006

Agriculture en zone littorale

Dans Le Télégramme du 21 novembre, les hasards de la pagination ont fait apparaître, sur la même feuille
- en recto un article de Louis Caradec, maire de Plougonvelin, sur la Loi Littoral
- en verso un article de Ronan Larvor sur l’aspect pénalisant de garder les talus.

La pagination était-elle prémonitoire ?
Louis Caradec demande un toilettage de la Loi Littoral pour permettre la construction de bâtiments liés à l’agriculture.

En remarque préliminaire, on peut penser qu’il faut agrandir le toilettage en interdisant les constructions avec vue sur mer (même en prolongement de l’urbanisation), le littoral étant, avant toute autre définition, ce qui se voit de la mer ; il faut aussi agrandir le toilettage à la construction dans ou autour des hameaux, généralement sans vue sur mer ,et qui ont forgé les paysages bretons.

Quant à l’agriculture, si personne ne songe à l’interdire en zone littorale, on peut quand même s’interroger sur le type d’agriculture qu’il faut favoriser et le type de bâtiments à tolérer. Faut-il tolérer l’agriculture hors sol et les hangars hideux ? Faut-il tolérer la destruction des talus et, par voie de conséquence, l’enlaidissement des paysages ? Il n’y a pratiquement plus de remembrement, actuellement, les effets ‘catastrophiques’ étant bien connus. Mais, hélas, des milliers de kilomètres de haies disparaissent chaque année ( primes, terrains n’étant plus adaptés à l’agriculture moderne…), la plupart du temps en toute illégalité (ou au minimum sans autorisation).

La protection du littoral a un coût et il faudra, peut-être, envisager de rémunérer les agriculteurs pour entretenir les paysages…faute de quoi, le littoral risque d’être encore plus dégradé qu’avec des constructions édifiées sur des terrains de plus de 5000m², qui, naturellement, requérraient la présence de haies !

J.L Mauvais, Bohars

16.10.2006

Lenteur désespérante de la justice administrative

Les époux Guillaume, ayant dû interrompre [en juin 2003] les travaux de la résidence des Hauts-de-Vilaine à Pénestin pour cause d'annulation fort tardive de leur Permis de Construire ont tout naturellement engagé une procédure de Référé-Provision [après l'épuisement des autres voies de recours].

Dans son principe une procédure en Référé est une procédure d'urgence.
Dans notre imaginaire, on croit qu'un juge saisi en Référé devrait se prononcer rapidement, on suppose qu'un délai de l'ordre de deux mois serait raisonnable...

C'est ainsi que, le 2 septembre 2004, les époux Guillaume ont saisi en Référé le Tribunal Administratif de Rennes pour obtenir réparation auprès de la Commune de Pénestin du préjudice considérable que la délivrance d'un Permis de Construire tardivement jugé "illégal" leur a fait subir.

Le jugement a été rendu le...
... le 13 septembre 2006,
... plus de deux ans après !

Deux ans de procédures compliquées et épuisantes, deux ans d'expertises et contre-expertises coûteuses, mais aussi deux ans d'espoir...

Hélas !
Le Tribunal Administratif de Rennes [qui a pourtant imposé toutes ces expertises pour estimer le montant du préjudice] s'est rendu compte [au bout de deux ans ! excusez du peu !] que toute cette interminable procédure était sans objet parce que le Maire de Pénestin ne pouvait pas être tenu pour responsable des préjudices consécutifs à son arrêté délivrant ce Permis de Construire illégal.

Que le Maire ne soit pas responsable c'est assez logique puisque les experts de la D.D.E., les membres éminents de la Commission Départementale des Sites et Monsieur le Préfet, lui-même, avaient précédemment donné leur accord pour la délivrance du permis.
Sur quelles bases le Maire aurait-il pu contredire de tels spécialistes et s'opposer à de telles autorités ?

Que le Maire ne soit pas responsable c'est même très logique puisque par DEUX fois le Tribunal Administratif de Rennes, lui-même, a validé le Permis de Construire en affirmant qu'il ne voyait aucun moyen de contester la légalité dudit Permis. [le Juge administratif a dû s'y remettre à trois fois avant de s'apercevoir qu'il fallait l'annuler !]
Le Maire de Pénestin pouvait-il être plus sagace que le Juge Administratif ?

Mais alors, si tout cela est très logique, pourquoi avoir attendu DEUX ANS pour un tel jugement en Référé ?
Quels éléments manquaient au Juge Administratif pour rendre sa décision dès la fin 2004 ?
Pourquoi avoir imposé aux époux Guillaume de nouveaux frais, aussi importants qu'inutiles ?

Ruinés, leurs biens hypothéqués, les époux Guillaume peuvent être jetés à la rue du jour au lendemain.

Évidemment, ils ont engagé une nouvelle procédure en Référé-Provision contre l'État, cette fois.
Mais il faut reconnaître qu'aucune indemnisation n'est en vue.
Comment survivre dans ces conditions ?

Évidemment, les époux Guillaume sont au bord du désespoir.


Pierre Poncet, Pénestin
Nature, Urbanisme et Démocratie