29.09.2009
Les Brestois connaissent-ils le monument du cours Dajot ?
Votre journal du 4 juillet rappelait « L’Independance Day » sur le Cours Dajot. C’est une promenade que je faisais souvent avec maman quand j’étais enfant. Si mes souvenirs sont bons, le Monument Américain et les jardins attenants appartiennent à l’Amérique. Un jardinier entretenait ces jardins. Les Brestois d’aujourd’hui le savent-ils ? Quant à La Fayette qui a participé à l’Indépendance, l’un de mes ancêtres et de ceux du Dr Bizien y était ; car en effet une recherche généalogique a permis de prouver que j’étais apparentée à lui par la branche paternelle de ma mère. Le berceau de cette branche était de Rostiviec en Loperhet. Le Dr Bizien, après sa déportation et sa remise en forme, était mon médecin. Il est décédé peu de temps avant le 60e anniversaire de la Libération. Il est l’auteur de « Sous l’habit rayé ». A l’époque des vœux, nous correspondions.
Mme Herrou - Brest
12:11 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : brest, independance day, cours dajot, amérique, lafayette
08.05.2008
8 mai 1945. Les commémorations ont-elles encore un sens ?
A l'heure où de nombreux français profitent de ce jour férié pour partir en vacances, quelle place reste-t-il à la mémoire ?
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27.02.2007
Thalassa perd la mémoire
Le vendredi 9 février, l’émission bien connue de Georges Pernoud, Thalassa, était centrée sur l’île de Sein.
Monsieur Pernoud a réalisé là un exploit quasi impossible : parler de l’île de Sein, de son passé, de son histoire… sans mentionner une seule fois le fait que cette petite île a, en juin 1940, incarné, la première, le sursaut de la résistance française en laissant partir pour Londres tous les hommes en état de porter les armes…
Monsieur Pernoud ne va tout de même pas nous faire croire qu’il n’en a jamais entendu parler ! Alors ? Qu’il me permette, à tout hasard, de lui rafraîchir la mémoire.
Entre le 19 et le 26 juin, 114 îliens non mobilisés en raison de leur âge ou de leurs charges de famille rejoignent l’Angleterre. 10 autres les rejoindront un peu plus tard.
Ces 124 hommes âgés de 14 à 54 ans sont passés en revue le mois suivant par le général de Gaulle à Londres en même temps que les autres engagés de la France Libre : surpris de la proportion de Sénans dans l’assistance de ces premiers volontaires, dont ils représentaient 25 % à eux seuls, il aurait dit alors « L’île de Sein, c’est le quart de la France ».
Le 1er janvier 1946, le général de Gaulle attribue la Croix de la Libération à l’île de Sein qui, pour ses hauts faits pendant cette Seconde guerre mondiale, recevra également la Croix de Guerre et la médaille de la résistance.
En 1954, à la page 77 du tome I de ses mémoires de guerre, il en fait la mention suivante : « Dans les derniers jours de juin abordait en Cornouailles une flottille de bateaux de pêche amenant au général de Gaulle tous les hommes valides de l’île de Sein », témoignant de la valeur symbolique de cet événement minime en soi.
Mais il y a plus ! Que M. Pernoud n’ait jamais entendu parler du général de Gaulle passe encore ; qu’il ne veuille rien savoir d’une guerre qu’il n’a pas connue, mais dont la victoire, chèrement acquise, lui permet aujourd’hui la liberté de l’ingratitude… C’est humain, hélas ! mais qu’à tout le moins il fasse comme il faut son métier de guide !
Tumulus, dolmens, rien, aucun moment n’a échappé à sa sagacité de guide : sauf un seul, route du phare, la Croix de Lorraine des FFL à la limite de cette terre place du bout du monde se continuant par l’immensité de l’océan, perpétuant par sa sobriété et son emplacement la droiture de ces êtres droits, simples et forts, n’imaginant pas la moindre compromission…
Pauvre Thalassa, dont je suis depuis longtemps un spectateur assidu… Elle méritait mieux ! Et je veux, en terminant, témoigner de ma surprise : M. Pernoud, que je connais pas, m’était sympathique : l’aspect bonhomme de ce personnage tout en rondeurs m’inclinait plutôt à voir en lui un personnage convivial, au copinage facile et à mille lieues de tout fanatisme… Mais il est bien connu que l’habit ne fait pas le moine.
M. André Pébrier, THAIRE (17)
10:35 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Thalassa, Ile de Sein, de Gaulle, guerre mondiale
02.02.2007
LA QUESTION OU … AVOIR VINGT ANS A SAINT-BRIEUC
Dans l’Étranger, Camus né en Algérie, a traité du thème de l’Absurde. Son ami Louis Guilloux, né à Saint-Brieuc, accueillait les étrangers et dirigea le Secours Rouge. Et puis il y eut une guerre en Algérie, avec ses massacres, ses crimes contre l’humanité Et puis Henri Alleg dans La Question accusa la torture. Et puis un Breton encore, - René Vautier - dénonça dans un film, la guerre et son terrible engrenage dans les consciences de jeunes gens pacifistes. Ce film s’appelle « Avoir vingt ans dans les Aurès. » Et puis il y eut un ami des hommes, un savant, un citoyen de la Terre. Il s’appelait Léon Schwarzenberg et il disait : La solidarité, c’est le mot qu’ont inventé les peuples pour dire tendresse. A vous, Fatiha Samira, Nacer, Abraham, Vahap…aux persécutés, nous disons notre tendresse.
Samira a été frappée, violentée par quelqu’un qui semble avoir ses entrées dans les hôtels de police. Samira est une lycéenne, une femme frappée. Elle devrait donc quitter le territoire. Tabassée, elle troublerait l’ordre public. C’est dur d’avoir 20 ans à Saint-Brieuc ! Car nous sommes dans l’univers absurde du Père Ubu d’Alfred Jarry, autre Briochin. (Pardonnez ce cours de littérature locale. C’est juste pour rappeler, du fond de notre désespérance, qu’il n’y eut pas chez nous que des figures médiocres. Il y en eut de fraternelles pour dénoncer la cruauté, l’injustice, la bêtise. Il y en a qui crient encore solidarité ! comme on met un rempart de tendresse entre les victimes et l’absurde.
Fatiha a été battue, exploitée, menacée mais lorsqu’elle a voulu se plaindre et non pas se faire justice, on lui a expliqué qu’il y avait des droits pour les Français, pour les policiers, les juges, pour les étrangers amis de la police mais qu’on n’avait pas encore rédigé de droits pour les étrangers plus étrangers que d‘autres, sinon le droit d’être chassés. On ne protège les femmes battues que si elles sont bien de chez nous ?
Nacer est un enfant jeté dans cette « guerre »qui ne dit pas son nom, qui ne tue pas que l’espérance d’un monde sans violence. C’est Camus, Guilloux, c’est Alleg et Schwarzenberg qu’on assassine. (René Vautier est encore vivant et bien vivant). Nacer, un collégien, a vu de près, sa mère menottée, humiliée. On préfère protéger l’agresseur déjà condamné plutôt que ces deux femmes sans défense et qui troubleraient donc l‘ordre public. C’est dur d’avoir quinze ans à Saint-Brieuc !
Nous n’aimons pas voir supplicier les victimes tandis que paradent leurs bourreaux. Nous aimons la justice quand elle dit que Fatiha, Samira, Nacer, Vahap, Abraham sont intégrés et tranquilles. Nous n’aimons pas la justice quand elle veut les chasser sous prétexte que les persécutions qu’on leur a fait subir, troubleraient l’ordre public. Et pourtant, porter plainte, quand on est frappé, terrorisé, n’est-ce pas la seule dignité des humbles ? N’est-ce la preuve de leur confiance désespérée dans la justice ?
Edouard RENARD, Saint-Brieuc
09:18 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Saint-Brieuc, Louis Guillou, René Vautier
20.11.2006
L'oubli du 11 novembre
Samedi dernier marquait le 88 ième anniversaire de la signature de l'armistice de la première guerre mondiale.
Ce conflit fut une terrible saignée, les pertes humaines s'élevèrent à 8 millions de morts et 6 millions d'invalides. Le 11 novembre est une grande date de l'Histoire. J'éprouve une profonde émotion à chaque évocation de la Grande Guerre, à cette indicible souffrance des combattants d'où qu'ils soient.
Mais je crains que mes concitoyens ne partagent pas mes sentiments. Le 11 novembre est devenu ainsi une journée comme les autres. Les quatre années de conflit s'efface inéluctablement de la mémoire collective. Pour preuves : commerces et grandes surfaces se réjouissent d'ouvrir ce jour; les chaines télé ne diffusent plus, à l'exception de Arte (merci à eux) la moindre émission éducative. Si bien que les jeunes générations ignorent ce qu'est le 11 novembre et pourquoi ce jour est férié. Je ne voudrais pas penser que le 11 novembre s'efface définitivement de nos mémoires à la disparition du dernier poilu encore en vie.
Alors, cultivons notre devoir de mémoire pour ne pas oublier...
Julien DION, BREST
11:02 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 11 novembre, poilu, guerre








