22.02.2007

Cessez le feu dans nos campagnes !

Avant-hier, un jeune automobiliste a été touché en pleine tête par une balle perdue à Péaule en Bretagne lors d'une battue aux sangliers.
Ce grave incident doit faire réfléchir sur le danger et la pertinence de laisser des "rambos du dimanche" et autres "excités de la gachette" s'adonner librement à leur passion morbide.
Les témoignages de balles perdues se multiplient. A titre d'exemple, mon véhicule a été déjà touché à trois reprises ces dernières années : au niveau de Lorient sur la voie rapide où j'avais pu apercevoir peu avant deux hommes au bord d'un fossé (il s'en était fallu de peu pour que je perde le contrôle du véhicule, un impact sur le pare-brise en plein milieu du champ de vision) ; à Tonnay-Charente en pleine chasse au gibier d'eau, un groupe de chasseurs apparemment hilares aux abords d'un marais visait délibérement les véhicules circulant sur la route proche (un camping-car arrivant en face a failli quitter la voie ; des impacts étaient visibles sur les véhicules, notamment sur le pare-brise de ma voiture) et à Vannes au lieu dit Tohannic, en limite d'agglomération urbaine.
On entend ou lit de plus en plus un discours de promotion de la chasse par lequel il est laissé croire à une prolifération des animaux sauvages, ce fameux "gibier", à croire d'ailleurs que certains ne voient que de la viande sur pattes pour contenter leur estomac. Cette propagande est mensongère car si la surface des friches augmente, les développements de zones habitées resserrent considérablement les espaces naturels qui se trouvent par ce biais isolés les uns des autres. En outre, il existe des moyens beaucoup plus scientifiques de protection et de régulation des espèces que des tueries programmées et désorganisées à la fois. Pour cela, la nature n'a d'ailleurs pas attendu l'homme, simple maillon des chaînes alimentaires.
Bertrand Deléon, Vannes.

22.01.2007

Réaction aux articles sur le projet ostréicole du Goyen

Je souhaiterais réagir suite aux articles sur le projet ostréicole du Goyen paru dans l’édition du 23 décembre 2006.
D’abord, je me réjouis de n’être pas le seul à penser que ce projet est une bonne chose.
En effet, ce projet prouve que le Goyen a retrouvé un taux de salubrité acceptable, condition sine qua non pour l’implantation d’un parc ostréicole. Il faut souligner que ce taux de salubrité acceptable a été obtenu grâce à l’effort des agriculteurs situés sur le bassin versant du Goyen ; il n’y a pas obligation d’avoir une étiquette « écolo » pour être défenseur de la nature.

Par le biais de l’article, M. Jézéquel nous informe que son association « Protégeons la Nature » travaille sur les données récoltées par des scientifiques. Lesquels ? Je présume que des études scientifiques ont été menées avec sérieux pour autoriser l’installation de ce parc.

Pour ma part, je pense que ce projet ne dénigrera pas le cadre de la vallée du Goyen, cela amènera même un peu de « ruralité » dans ce beau paysage.

De plus, je pense qu’il faut avoir enfilé des bottes ou un ciré pour savoir de quoi on parle. L’écologie de bureau est révolue ; il faut aller sur le terrain voir comment travaillent ces personnes dans leur quotidien. N’empêchons pas ces gens de travailler. Donnons-leur une chance. Le secteur primaire perd de plus en plus d’actifs, n’accélérons pas ce déclin. Il faut savoir que quand il n’y aura plus de secteur primaire les deux autres suivront inéluctablement.

J’appelle la population du Cap Sizun et des autres cantons à rejoindre M. Didier Guillon pour défendre ce projet de parc ostréicole et en même temps l’emploi dans le milieu de l’agriculture et de la pêche.

 Gwenaël Marzin, CLEDEN-CAP-SIZUN (29)


Pour mémoire, voici l'article diffusé dans le Télégramme le 23 décembre 2006 :

Protégeons Le Goyen fait boule de neige

L'association Protégeons Le Goyen s'est réunie mercredi soir, au Safran, pour faire le point. Eric Jézéquel a rappelé les fondements de la création de l'association, en gestation depuis plusieurs mois et que « la démesure des projets récents sur l'estuaire du Goyen a précipité ».

Sur le sujet du petit train touristique, les adhérents ne se sont pas trop étendus, sûrs du soutien et de l'écoute des élus de Pont-Croix à veiller à ce que la voie reste exclusivement piétonne. Sur le projet de parc ostréicole, par contre, les adhérents ont longuement débattu. Sur la taille du projet en lui-même, qui est « de nature industrielle et qui ne correspond pas à un modèle d'exploitation raisonné et raisonnable. Les plus grandes parcelles font la taille de trois terrains de football ».

Impact environnemental sur l'estuaire
En terme de pollution visuelle « imaginez 50.000 m². Comme les tables font moins d'un mètre carré, cela signifie 50.000 tables. A quatre piquets par table, cela fait 200.000 piquets. Qu'est-ce que cela va donner à marée basse ? Sans compter l'impact sur l'envasement de l'estuaire. » Car pour l'association, « les huîtres ne rendent pas l'eau plus propre et ne garantissent pas contre l'envasement, bien au contraire ». Est-ce que l'association s'oppose à tout projet ostréicole, même raisonné ? La question est posée. Eric Jézéquel estime que « l'exploitation ostréicole engage l'avenir du Goyen pour les 30 prochaines années. Ne peut-on, aujourd'hui, envisager que le Goyen reste la dernière ria intacte du département, exempte de toute exploitation commerciale ? » Les adhérents approuvent.

Contestation de l'enquête publique en projet
L'association travaille actuellement sur les données récoltées par des scientifiques et continue à s'informer, en lien avec différentes associations de protection du Finistère. Convaincus de la justesse de leur cause et toujours aussi déterminés, les bénévoles pourraient même envisager de contester l'enquête publique. Dans leurs projets également, une réunion publique d'information, peut-être pour le début d'année prochaine.