27.05.2009
Les classes sportives en collège
Fréquemment vos colonnes relatent l'ouverture de classes sportives dans les collèges, publics ou privés.
Ces initiatives semblent aller de soi et sont parées de vertus alors qu'elles présentes plusieurs inconvénients de nature pédagogique, culturelle, sociale et pour des enseignants, professionnelle :
- pédagogique : les élèves sont sélectionnés, triés, alors que le collège accueille tous les enfants dont le niveau scolaire est suffisant; nous entrons dans une forme d'élitisme qui stigmatise certains au dépens des autres.
- culturelle : ces classes ajoutent à la confusion entre des catégories, pourtant très distinctes que sont les activités physiques, le sport, l'éducation physique et sportive, matière d'enseignement et d'éducation.
- sociale : les établissements deviennent les auxiliaires de club(s) sportif(s) en créant de telles structures qui ne sont que des vitrines afin d'attirer des élèves; le collège ainsi ébauche la marchandisation de certains d'entre eux.
- professionnelle : car les enseignants d'EPS, complices de telles pratiques, participent à la confusion évoquée ci-dessus et surtout démontrent en autorisant l'entrée d' entraîneurs à leur côté que ceci pourraient prendre leur place. Pourquoi s'étonner de la forte diminution de postes d'enseignants dans le secondaire puisque des personnes titulaires de brevet d'état font l'affaire dans ce domaine.
D'autres arguments peuvent aussi être mentionnés, psychologique, axiologique quand on pense à la finalité de ces classes particulières.
Yves Guyomard - Brest
14:10 Publié dans Enseignement | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, éducation, collège









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Commentaires
Tout à fait d'accord et c'est surtout vrai pour les lycées privés comme à St Brieuc.
Ecrit par : gec | 28.05.2009
Réponse à Monsieur Guyomard de Brest. Les classes sports des collèges privés et publics de ma commune ( pas de concurrence donc de marchandisation ) permettent d'adapter l'emploi du temps des enfants pratiquants une activité sportive en club. Mère d'une sportive, je préfère la voir 2 fois par semaine pratiquer sa discipline favorite sur l'heure de midi ( à la place de la "récréation") ce qui libère ses soirées pour le travail scolaire. Si un niveau scolaire correct voir bon est exigé pour l'entrée des sportifs en 6ème sport , d'autres élèves de tous niveaux composent la classe.
Ma fille a ses cours de sport (4 heures) de collège auxquels s'ajoutent les deux entrainements en club. Il n'y a pas de concurrence mais plutôt une complémentarité entre enseignants et entraîneurs. Ces jeunes représentent leur collège lors des compétitions UNSS ou UGSEL ( c'est obligatoire ) et permettent de véhiculer une image dynamique de leur collège.
Favoriser la pratique du sport en club par ces aménagements d'horaires ( utiles pour les parents qui travaillent aussi) est l'un des moyens d'occuper nos jeunes , de prévenir la délinquance et les comportements addictifs car dans la pratique du sport l'hygiène de vie est fondamentale.
Les collèges qui ne jouent pas le jeu, sont les mêmes qui promettent des débouchés à l'issue de formations dépassées et font de l'élitisme sur d'autres critères.
Aux parents de s'informer et de faire leur choix.
Ecrit par : une maman concernée | 31.05.2009
Tout à fait d'accord madame!
une tete bien faite sur un corps bien fait !
La vertue pédagogique du sports n'est plus à faire.
Il faut cesser de l'opposer à la culture. (vieux débat droite/gauche!)
L'école peut et doit vehiculer ces deux valeurs.
Et nous aurons une jeunesse saine de corps et d'esprit qui évitera certaines dérives.
Vieux souvenir: "si tu possede un jardin et une bibliotheque ,il ne te manque rien"
Ecrit par : mariller | 22.06.2009
Mariages non conformes
Le maire de Loudéac refuse de marier deux étrangers sous prétexte qu’il pourrait s’agir d’un mariage blanc. Ne connaissant pas le dossier il est difficile d’avoir un avis tranché ; on peut en effet penser que Mr Huet veut protéger notre société en refusant le mariage à un étranger qui cherche à régulariser sa situation. Il est difficile de l’accuser de faire une différence entre ces concitoyens en fonction de leur origine, il se peut qu’il ne cherche qu’à appliquer la loi ou à la contourner car il la trouve mal faite.
En mai 2004, ce même Gérard Huet proposait aux homosexuels souhaitant se marier de s’expatrier dans les grandes villes car ils ne participaient pas au développement démographique donc économique de sa région. Les homosexuels dans les grandes villes, les étrangers chez eux, si on rapproche ces deux idées, on peut se demander ce que Mr Huet souhaite pour sa région, et quelle sera la prochaine minorité qu’il préfèrerait voir loin de chez lui.
Gilles Salmon
Ecrit par : salmon gilles | 24.07.2009
je ne veux parler de sport à l'école,ni de ce qui peut se faire maintenant dans les écoles ,dans ce pays rien n'est coordonné,nous tournons en rond impossible d'aller droit,impossible par exemple:un jeune qui veut faire du cyclisme ne doit pas faire certains autres sports(en saison cycliste)foot rugby tout sport à chocs,leur education physique se limite en general à ces jeux,par contre assouplissements des muscles,footing,les cyclistes prennent des coups puis ces chocs les gène à velo au final quand le cycliste arrive au bac(mème avant) il se fait medicalement ètre inapte au sport scolaire,alors qu'il coure parfois en élite et çà lui permet d'avoir des heures pour s'entrainer,chose que l'ecole empèche un cycliste pourrai lors de ses heures de sport prendre son velo et aller s'entrainer,refus de l'ecole motif s'il en sort il n'est pas assuré alors que sa licence l'assure des qu'il est à velo...mondialement notre pays est 13è en cyclisme,on est pas près de remonter,au championnat du monde notre équipe aura,vu ce classement moins de coureurs que les 12 pays meilleurs.
Ecrit par : le gall | 13.08.2009
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