05.04.2009
Banques : on ne prête qu'aux riches
Les établissements bancaires en général, occidentaux en particulier, ont fait dernièrement la « une » des médias. La crise du capitalisme est là, et pour une durée que les experts, ou supposés tels, ne peuvent quantifier.
Les mauvais placements (subprimes, entre autres) ont entraîné la situation que l’on connaît : fermeture d’établissements réputés, notamment aux Etats-Unis avec, corrélativement, un cortège de chômeurs supplémentaire. En France, tout va bien, nous dit-on, du moins pour les banques. Soit ! Sauf, peut-être pour la « Société Générale » et l’ Ecureuil » pour ne pas avoir à les citer toutes.
L’Etat a pris des dispositions afin de sauver, affirme le Président de la République, ce qui pouvait l’être en matière d’emploi en alimentant les caisses des banques de quelques milliards d’€uros avec, en contrepartie, une rémunération de 8 %. Les contribuables ne perdraient donc pas tout ?
A quel taux ces mêmes banques vont-elles prêter et aux entreprises et aux particuliers ? Mais c’est un autre débat !
En fait, et c’est mon propos du jour, si on ne prête qu’aux riches, et cet adage est bien connu,
C’est avec les pauvres que les banques, les Bretonnes comme les autres, dont une, qui affiche pourtant un précepte « mutualiste, se font un maximum de bénéfices, oh ! tout à fait légalement, il va sans dire. !
La situation de l’emploi est connue et il y a de plus en plus de chômeurs .Et pour ceux qui ont la « chance » d’avoir un travail, le chantage à l’emploi est trop souvent mis en avant pour geler les salaires.
Or, la vie continue pour les familles : il faut se loger, manger, se vêtir …vivre comme tout le monde.
Le crédit revolving
Et, si on a besoin d’argent, il existe, pour les moins nantis, un « truc » fabuleux : le crédit revolving. On peut emprunter de tous côtés, établissements spécialisés ou magasins, aussi bien d’alimentation que d’ameublement, ce que l’on veut et sans justificatif, surtout pas celui du taux d’endettement. Et certains crédits revolving sont à 20 % !
Me voici donc dans mon agence bancaire et comme mon salaire ne suffit pas à couvrir les dépenses courantes, je demande un découvert mensuel, ce qui m’est accordé.
Prenons un montant de 3 000 €, par exemple.
Ma banque, bonne fille, m’accorde ce découvert, contre une modeste contrepartie de 42 € par mois. Mais si, par malheur, et il arrive au galop (chômage ou maladie, tout simplement), je dépasse le découvert autorisé, ma banque applique évidemment sa réglementation : chèque refusé et 20 € de pénalité par chèque : 42 € d’un côté, 20 de l’autre … puis le reste à l’avenant.
Et, comme enfin, du moins depuis 2008, chacun reçoit un compte détaillé du coût réel des frais bancaires, je constate que 1 087 € de frais divers m’ont ainsi été facturés et que ce n’est pas près de s’arrêter puisque mes ressources et mes charges sont inchangées. C’est la fuite en avant assurée. …
Comment faire ? Contracter un nouveau crédit. revolving, puisque c’est si facile … pour en rembourser d’autres, travailler au noir, si je peux ?
Et comme, hélas, le nombre de pauvres ira crescendo, ma banque n’est pas près d’épuiser son filon. Qu’elle continue surtout …elle est dans son droit mais si elle pouvait simplement remplacer, voire supprimer, l’intitulé « Mutuel « ce serait moins … choquant.
Georges Tanguy, Plouzané
12:06 Publié dans Finances | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, capitalisme, banque, finances









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